vendredi 25 mai 2007

Bal d'antan

Je me rappelle quand nous allions danser à Neuville avec Jean mon frère et Guitou, nous rentrions à travers champs à la lumière de la lune, c'était superbe, et nous étions fatigués. Il est même arrivé que Mémère, notre grand-mère côté Maman, Bien qu'âgée de près de quatre-vingts ans, partait sur la route, à notre rencontre, avec sa lanterne, toute inquiète de nous voir revenir si tard. C'était devenu un bon souvenir, et une franche rigolade entre nous trois. Cette adorable petite vieille dame, d'à peine 1 mètre 50, qui s'élançait dans la nuit pour protéger ses petits enfants (entre 15 et 20 ans)
Il s'agissait de bals de campagne, dans de grandes salles en bois qui allaient d'un village à l'autre, à l'occasion des fêtes votives. La musique était assurée par des "musiciens" du coin : accordéons et saxophone qui s'évertuaient à nous faire danser en mesure, et nous à danser à leur rythme. Edouards notre cousin germain était de ces musiciens ; il adorait jouer jusqu’à deux heures du matin. Je conserve un souvenir ému de ces « passo dobbles et de ces tangos » dansés avec notre autre cousin Georges Torset. Vous voyez, ce n’est pas d’hier, aux environs du mariage d’Edouard, de Marie Rose et Abel, d’Isabelle, c’était la fin de la guerre, et tout le monde se mariait ces années là.
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Il faut dire que les années précédentes, les cœurs n’y étaient pas.
Il y avait beaucoup d’hommes prisonniers, la Résistance était dans le pays… Il y avait eu pas mal de victimes tuées par les allemands aussi bien à Saint Gaultier qu’à Argenton. Vous voyez l’ambiance ; mais alors ensuite, nous nous défoulions … et nous avions vingt ans.

Beaucoup de différence avec le bal électronik de Benoît « au Canada », si ce n’est qu’il a vingt ans et qu’il en profite : voir son blog ; cliquez ici : http://kalmtoot.blogspot.com/

Dès que j'aurai retrouvé les photos de cette période, je les publierai dans un prochain message.

A suivre selon mon inspiration…

jeudi 17 mai 2007

Depuis près d'un mois ...


Je vous ai abandonnés, bien que j'aie eu bien des choses à vous dire.
Guitou était encore à Nimes, et nous sommes allées déjeuner au restaurant "Le Ciel de Nimes", situé tout en haut de la médiathèque, face à la Maison Carrée, qui domine celle ci et la plus grande partie de la ville.


Malheureusement, je n'avais pas mon appareil pour vous en faire profiter. J'ai donc du attendre la semaine suivante pour y retourner ( car je ne dispose que d'un jour de liberté par semaine) et j'ai pu faire les photos que vous verrez ci-jointes.
Et puis je suis partie pour huit jours à Vincennes qui devient très beau; j'aurais voulu vous montrer le donjon aussi beau qu'aux premiers jours, mais je n'avais plus de batterie!!! étourderie, les ans en sont la cause.

Nous avons vadrouillé, nous sommes régalées, sommes allées voir un film que nous avons trouvé magnifique, mais il faut aimer; la vie des Chartreux de la Grande Chartreuse, cela s'appelle "Le Grand Silence", trois heures de film presque sans parole...tous les spectateurs étaient scotchés à leur siège, pas un bruit, pas une toux, et à la fin au moins une minute avant la moindre réaction. Si le coeur vous en dit, essayez.
Retour à Nîmes, tout va bien; Jean heureux pendant toute cette semaine sans moi... Je le crois amoureux de sa garde malade!!!
Enfin, tout va bien, ormis le temps qui nous arrose fréquemment, tant mieux pour la nappe phréatique.
A bientôt j'espère, affectueusement à tous,
Madeleine

La Tour Magne

En continuant mes photos du haut de cette terrasse vers l'ouest, et pour vous faire profiter de ces toits somptueux en tuile romaine, et aussi des micocouliers et des marronniers en fleur, j'ai attrappé dans le lointain notre célèbre Tour Magne qui inspira à Victor HUGO ces deux alexandrins que vous connaissez sûrement :

"Gale, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la Tour Magne, à Nîmes."




Le texte ci dessous n'est pas de moi, mais il peut vous intéresser :


A la fois élément des anciens remparts et point de surveillance de la Via Domitia reliant l’Italie à l’Espagne, la Tour Magne est un lieu capital dans la vie de la Cité romaine. Du haut de cette Tour, qui offre un panorama saisissant sur Nîmes, le visiteur peut découvrir sur une grande table d’orientation la ville telle qu’elle était à l’époque romaine.
La Tour Magne, c'est-à-dire la Grande Tour, est la seule restée debout de l'antique enceinte augustéenne. Elle se dresse sur le plus haut point de la ville, le Mont Cavalier. Elle domine toute la plaine et attire vers elle les voies de communication.A l'origine, c'est une tour ovale en pierre sèche semblable à celle de l'oppidum voisin de Nages d'une hauteur maximale de 18 m, déjà intégrée dans un rempart.A la fois édifice de prestige et élément stratégique, la Tour Magne marquait la présence du sanctuaire et protégeait l'oppidum. En doublant sa hauteur et en l'intégrant dans l'enceinte, Auguste marque le nouveau pouvoir de la colonie de Nîmes sur la "Cité" (au sens de territoire) des Volques.Quand la ville abandonne les hauteurs, la Tour Magne continue cependant à jouer un rôle militaire. Elle est utilisée pour la défense contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.