Je me rappelle quand nous allions danser à Neuville avec Jean mon frère et Guitou, nous rentrions à travers champs à la lumière de la lune, c'était superbe, et nous étions fatigués. Il est même arrivé que Mémère, notre grand-mère côté Maman, Bien qu'âgée de près de quatre-vingts ans, partait sur la route, à notre rencontre, avec sa lanterne, toute inquiète de nous voir revenir si tard. C'était devenu un bon souvenir, et une franche rigolade entre nous trois. Cette adorable petite vieille dame, d'à peine 1 mètre 50, qui s'élançait dans la nuit pour protéger ses petits enfants (entre 15 et 20 ans)
Il s'agissait de bals de campagne, dans de grandes salles en bois qui allaient d'un village à l'autre, à l'occasion des fêtes votives. La musique était assurée par des "musiciens" du coin : accordéons et saxophone qui s'évertuaient à nous faire danser en mesure, et nous à danser à leur rythme. Edouards notre cousin germain était de ces musiciens ; il adorait jouer jusqu’à deux heures du matin. Je conserve un souvenir ému de ces « passo dobbles et de ces tangos » dansés avec notre autre cousin Georges Torset. Vous voyez, ce n’est pas d’hier, aux environs du mariage d’Edouard, de Marie Rose et Abel, d’Isabelle, c’était la fin de la guerre, et tout le monde se mariait ces années là.
Il s'agissait de bals de campagne, dans de grandes salles en bois qui allaient d'un village à l'autre, à l'occasion des fêtes votives. La musique était assurée par des "musiciens" du coin : accordéons et saxophone qui s'évertuaient à nous faire danser en mesure, et nous à danser à leur rythme. Edouards notre cousin germain était de ces musiciens ; il adorait jouer jusqu’à deux heures du matin. Je conserve un souvenir ému de ces « passo dobbles et de ces tangos » dansés avec notre autre cousin Georges Torset. Vous voyez, ce n’est pas d’hier, aux environs du mariage d’Edouard, de Marie Rose et Abel, d’Isabelle, c’était la fin de la guerre, et tout le monde se mariait ces années là.
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Il faut dire que les années précédentes, les cœurs n’y étaient pas.
Il y avait beaucoup d’hommes prisonniers, la Résistance était dans le pays… Il y avait eu pas mal de victimes tuées par les allemands aussi bien à Saint Gaultier qu’à Argenton. Vous voyez l’ambiance ; mais alors ensuite, nous nous défoulions … et nous avions vingt ans.
Beaucoup de différence avec le bal électronik de Benoît « au Canada », si ce n’est qu’il a vingt ans et qu’il en profite : voir son blog ; cliquez ici : http://kalmtoot.blogspot.com/
Il y avait beaucoup d’hommes prisonniers, la Résistance était dans le pays… Il y avait eu pas mal de victimes tuées par les allemands aussi bien à Saint Gaultier qu’à Argenton. Vous voyez l’ambiance ; mais alors ensuite, nous nous défoulions … et nous avions vingt ans.
Beaucoup de différence avec le bal électronik de Benoît « au Canada », si ce n’est qu’il a vingt ans et qu’il en profite : voir son blog ; cliquez ici : http://kalmtoot.blogspot.com/
Dès que j'aurai retrouvé les photos de cette période, je les publierai dans un prochain message.
A suivre selon mon inspiration…
7 commentaires:
merci pour ses anecdotes souvenirs, bisous
Waou !!! Les 20 ans de l'époque... c'est sûr que ce n'est plus pareil de nos jours. Merci pour la promo de mon blog, je vais peut-être avoir plus de visites et de commentaires...
Gros bisous.
Enfin je prends le temps de me connecter sur les blogs familiaux!!! Madeleine, c'est sympa ces souvenirs, j'en veux encore et encore...
J'ai découvert que Aurore et Stéphanie ont aussi un blog. On va peut-être bientôt faire un concours!!! Avec quelques excuses pour mon retard mais depuis quelques semaines mon ordinateur "plantait" pratiquement toutes les 10 minutes. C'est épuisant!!! Gros bisous à tous la blogueuse, et ses lecteurs
Je venais de faire un long commentaire et mon message refuse de partir...
J'ai réactivé mon inscription sur le compte Google.
Ceci est un test.
Je recommenterai plus tard.
Bisous
Marie-Odile
J'avais donc dit :
Que de jolis souvenirs. Merci Madeleine de nous faire vivre ces moments bien différents de ceux que nous avons connus ! Vous avez vécu de beaux moments malgré la guerre. Quant à nous, nous vivions en ville, dans une Grande Ville entre 15 et 20 ans. Nos parents n'aimaient pas vraiment nous laisser sortir... Nous avons pu aller quelquefois à des "boums" ou en organiser chez nous mais vraiment très rarement. Dommage ! En ce qui me concerne, j'ai compensé en prenant des cours de rock n'roll simple et acrobatique que je prenais le samedi après-midi et que je réglais avec mon argent de poche. J'ai pu participer à 2 championnats inter-clubs auxquels mes parents, invités par nos professeurs, n'ont pas souhaité venir. Quel dommage, car au cours de ces soirées, nous avions des champions de France et des champions régionaux qui nous faisaient des démonstrations de danse de salon absolument merveilleuses. Spectacle fabuleux et orchestres formidables, papa et maman ont "loupés" de belles soirées. Papa a reconnu beaucoup plus tard qu'il avait eu tort de s'entêter et d'avoir des "à priori". Il a également admis que la danse pratiquée de cette façon est un véritable sport !
Mais j'aurais aimé moi aussi connaître les bals de campagne tels qu'évoqués par Madeleine et mes petits camarades retraités, plus jeunes qu'elle, mais qui évoquent encore régulièrement leurs souvenirs de jeunesse : ils sont pratiquement tous originaires d'Huriel et des alentours, et allaient régulièrement danser entre copains dans les "parquets" qui sillonnaient la campagne bourbonnaise. Ils se sont tous visiblement "éclatés" évoquant des anecdotes sympathiques et le plaisir de sortir ensemble...
Les temps changent et je trouve dommage que nos jeune aient oublié ou peut-être même jamais connu le plaisir de la danse "à deux". Mais je crois que les danses de salon reviennent au goût du jour et que la jeune génération actuelle y prend goût. Tant mieux !
Merci encore Madeleine pour ton blog si bien présenté qui nous permet de garder le contact avec vous trois.
Grosses bises à la bloggueuse, Guitou et Jean ainsi qu'à tous les membres de la famille qui se connectent sur ce site.
Affectueusement. Marie-odile
Madeleine, où est la suite de tous ces souvenirs...depuis le mois de mai, silence, il faut continuer
Merci... merci de nous faire partager cela et de continuer à faire vivre Papy... bisous.
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