mercredi 26 décembre 2007

Bonjour à tous, me revoilà, j’ai beaucoup travaillé pour obtenir quelque chose qui puisse vous intéresser, sinon je l’espère.
J’en suis revenue à NIMES que vous ne connaissez peut être pas par le menu, et j’ai pensé dans ce sens, vous parler des

BLASONS DE NIMES

qui, par leur originalité, posent problème à beaucoup, et même aux nîmois de souche.

Les armoiries de Nîmes étaient, au moyen âge :


« un simple champ de gueules. »

En 1516, François Ier accorda aux consuls les armoiries suivantes :

« de gueules, à un taureau d'or passant à dextre. »






En 1535 ,les consuls obtinrent de François Ier de prendre pour blason de la communauté les insignes de la médaille de la colonie romaine. Voici comment elles sont données par l'armorial de 1694 :

"de gueules, à un palmier de sinople, au tronc duquel est attaché, avec une chaîne d'or, un crocodile passant, aussi de sinople, et une couronne d'or liée d'un ruban de même, posée au premier canton du chef de l'écu."


Par lettres patentes, datées de Lyon, avril 1516, le roi François Ier permit à la ville de Nîmes de placer dans le Champ de Gueules de ses Armoiries, un « Taureau d'Or passant ».

En 1517, on trouva à Nîmes, la Médaille que la colonie avait autrefois fait frapper en l'honneur d'Auguste et d'Agrippa, portant à l'avers la double effigie d'Auguste et d'Agrippa, et, au revers, un crocodile attaché à une palme, d'où pendent des bandelettes et une couronne de chêne.

Le 5 juin 1517, c'est-à-dire peu après la découverte de la médaille précitée, le conseil de ville fut consulté pour savoir s'il n'y aurait pas lieu de remplacer dans les Armoiries de Nîmes, le Taureau d'Or par le revers de la médaille de la colonie. Le conseil décida de ne pas changer les Armoiries de la ville, mais d'y ajouter, toutefois, une Fleur de Lys, ce qui n'eut aucune suite.

Le roi François Ier devant honorer Nîmes d'une visite, le conseil de ville décida de lui offrir un Plan en relief, en argent, des arènes, « un colisée ou théâtre d'argent, en tout semblable à celui de Nîmes, appelé les Arènes, avec autant d'arcs, en bas, en haut et entour, autant de colonnes de semblable artifice et toutes architectures qu'il y a aux Arènes, depuis les fondements jusqu'au plus haut, tant dedans que dehors de tout ce qui est dessus terre sans rien omettre du dit édifice etc., etc... portant en outre le revers de la médaille de la colonie romaine », dit le texte du marché passé pour la construction de pareil objet, pour lequel la ville devait donner trente marcs d'argent fin et plus, s'il en était besoin, et donner 5oo livres tournois pour l'exécution du travail.

L'objet terminé fut présenté aux consuls et le 24 février 1534, le conseil députa le premier consul, Antoine Arlier, docteur en droit, pour aller offrir au roi, au nom de la ville de Nîmes, le Plan de l'amphithéâtre, en relief et en argent.

Le roi reçut avec de grands témoignages de satisfaction le présent de la ville de Nîmes, s'intéressa vivement aux explications qui lui furent données sur la signification du revers de la médaille de la colonie romaine, gravé sur le présent offert.

A la suite de cette visite et de ce don, en juin 1535, le roi concéda de nouvelles Armoiries à la ville de Nîmes, par lettres patentes datées de Coucy, dans lesquelles il disait

« ... avons octroyé et octroyons, voulons et nous plaît que soit demis et rejeté le thoreau d'or par nous autrefois à eulx concédé en leur ancien champ de gueules, soient dorénavant et à perpétuité ledit coleuvre, à palme enchaîné, et le chapelet de laurier en icelle pensile, et davantage, escrit en lettres antiques majuscules ces deux mots COL. NEM., ladite palme entre lesdits deux mots et pardessus, et le tout ainsi qu'il est contenu en la figure ci-empreinte, laquelle est purement pourtraite et tirée des antiques médailles ledit coleuvre, palme et chapelet, de sinople, comme plus approchant du naturel d'iceulx, la chaîne et lettres d'or, le tout sur l'ancien champ de gueules...»

Disons qu'à cette époque on croyait que les mots COL. NEM. signifiaient :
- le Coleuvre de Nîmes, alors qu'ils signifiaient :
- Colonie de Nîmes. «Colonia Nemausensis - au lieu de - Columer Nemausensis».

Ce texte sous les yeux, nous dirons qu'on commet une erreur quand on représente les Armoiries de Nîmes avec un palmier, alors qu'il faut y voir une palme.

La palme de nos Armoiries symbolise la victoire d'Actium, remportée par César Octave (puis l'empereur Auguste) sur Antoine, et, le crocodile, l'Egypte vaincue, attachée à une palme.

Avez-vous une idée du blason de votre ville ?
Il serait peut être intéressant de les faire connaître.


J’espère ne pas vous avoir ennuyés avec mon « cours » d’histoire, résignez vous, je crois que vous en aurez un (ou deux) autres.
Pour le reste il y aurait encore bien à dire, mais ce sera pour la prochaine fois.

Si vous aviez à donner votre avis sur les films parus cette année, lequel mettriez vous au premier plan ? Pour moi, je donne la palme à Persépolis, que je vous conseille si vous ne l’avez pas encore vu, ce qui m’étonnerait vu le retentissement qu’il a eu.

A bientôt, avec tous mes bons vœux à tous et à chacun

mardi 25 septembre 2007





Eh bien oui, me revoilà, après un immense passage à vide.
Non que je n’aie rien eu à vous dire, mais je vous racontais tout cela lors de mes insomnies, trop nombreuses, et dans la journée, difficile de m’y mettre.

Pour en revenir à Nîmes voici une photo de la Tour Magne, une meilleure que la précédente ; vous la verrez mieux (la tour) qui n’était qu’un petit point difficile à deviner dans le lointain d’une photo.

D’autre part, il y a près de deux ans, en creusant une avenue dans l’intention de faire un parking, les archéologues ont obtenu de la ville l’autorisation de commencer un travail de fouilles ; ils ont découvert une admirable mosaïque émanent vraisemblablement d’une villa romaine comme il doit y en avoir tant sous la ville et alentour, mais qui n’ont pas été signalées. Mais là, l’entrepreneur étant l’Etat, impossible de dissimuler.- Il fallu tout près de deux ans pour dégager (au pinceau), ce chef d’œuvre, le détacher du sol, le faire glisser sur un socle afin de le rendre transportable dans un musée Nîmois.

Cela m’a fait irrésistiblement penser à cette chanson de Jean Constantin, dans les années soixante, l’histoire d’un pacha, qui lorsqu’il faisait creuser des trous autour de son palais, voyait toujours jaillir du pétrole !!! Or « s’qu’il voulait, c’était voir pousser l’gazon ….,d’vant son pa…, son palais en toutes saisons. ».
Ici, ce qu’on voulait, c’était un parking, et on ne l’a toujours pas !.

vendredi 25 mai 2007

Bal d'antan

Je me rappelle quand nous allions danser à Neuville avec Jean mon frère et Guitou, nous rentrions à travers champs à la lumière de la lune, c'était superbe, et nous étions fatigués. Il est même arrivé que Mémère, notre grand-mère côté Maman, Bien qu'âgée de près de quatre-vingts ans, partait sur la route, à notre rencontre, avec sa lanterne, toute inquiète de nous voir revenir si tard. C'était devenu un bon souvenir, et une franche rigolade entre nous trois. Cette adorable petite vieille dame, d'à peine 1 mètre 50, qui s'élançait dans la nuit pour protéger ses petits enfants (entre 15 et 20 ans)
Il s'agissait de bals de campagne, dans de grandes salles en bois qui allaient d'un village à l'autre, à l'occasion des fêtes votives. La musique était assurée par des "musiciens" du coin : accordéons et saxophone qui s'évertuaient à nous faire danser en mesure, et nous à danser à leur rythme. Edouards notre cousin germain était de ces musiciens ; il adorait jouer jusqu’à deux heures du matin. Je conserve un souvenir ému de ces « passo dobbles et de ces tangos » dansés avec notre autre cousin Georges Torset. Vous voyez, ce n’est pas d’hier, aux environs du mariage d’Edouard, de Marie Rose et Abel, d’Isabelle, c’était la fin de la guerre, et tout le monde se mariait ces années là.
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Il faut dire que les années précédentes, les cœurs n’y étaient pas.
Il y avait beaucoup d’hommes prisonniers, la Résistance était dans le pays… Il y avait eu pas mal de victimes tuées par les allemands aussi bien à Saint Gaultier qu’à Argenton. Vous voyez l’ambiance ; mais alors ensuite, nous nous défoulions … et nous avions vingt ans.

Beaucoup de différence avec le bal électronik de Benoît « au Canada », si ce n’est qu’il a vingt ans et qu’il en profite : voir son blog ; cliquez ici : http://kalmtoot.blogspot.com/

Dès que j'aurai retrouvé les photos de cette période, je les publierai dans un prochain message.

A suivre selon mon inspiration…

jeudi 17 mai 2007

Depuis près d'un mois ...


Je vous ai abandonnés, bien que j'aie eu bien des choses à vous dire.
Guitou était encore à Nimes, et nous sommes allées déjeuner au restaurant "Le Ciel de Nimes", situé tout en haut de la médiathèque, face à la Maison Carrée, qui domine celle ci et la plus grande partie de la ville.


Malheureusement, je n'avais pas mon appareil pour vous en faire profiter. J'ai donc du attendre la semaine suivante pour y retourner ( car je ne dispose que d'un jour de liberté par semaine) et j'ai pu faire les photos que vous verrez ci-jointes.
Et puis je suis partie pour huit jours à Vincennes qui devient très beau; j'aurais voulu vous montrer le donjon aussi beau qu'aux premiers jours, mais je n'avais plus de batterie!!! étourderie, les ans en sont la cause.

Nous avons vadrouillé, nous sommes régalées, sommes allées voir un film que nous avons trouvé magnifique, mais il faut aimer; la vie des Chartreux de la Grande Chartreuse, cela s'appelle "Le Grand Silence", trois heures de film presque sans parole...tous les spectateurs étaient scotchés à leur siège, pas un bruit, pas une toux, et à la fin au moins une minute avant la moindre réaction. Si le coeur vous en dit, essayez.
Retour à Nîmes, tout va bien; Jean heureux pendant toute cette semaine sans moi... Je le crois amoureux de sa garde malade!!!
Enfin, tout va bien, ormis le temps qui nous arrose fréquemment, tant mieux pour la nappe phréatique.
A bientôt j'espère, affectueusement à tous,
Madeleine

La Tour Magne

En continuant mes photos du haut de cette terrasse vers l'ouest, et pour vous faire profiter de ces toits somptueux en tuile romaine, et aussi des micocouliers et des marronniers en fleur, j'ai attrappé dans le lointain notre célèbre Tour Magne qui inspira à Victor HUGO ces deux alexandrins que vous connaissez sûrement :

"Gale, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la Tour Magne, à Nîmes."




Le texte ci dessous n'est pas de moi, mais il peut vous intéresser :


A la fois élément des anciens remparts et point de surveillance de la Via Domitia reliant l’Italie à l’Espagne, la Tour Magne est un lieu capital dans la vie de la Cité romaine. Du haut de cette Tour, qui offre un panorama saisissant sur Nîmes, le visiteur peut découvrir sur une grande table d’orientation la ville telle qu’elle était à l’époque romaine.
La Tour Magne, c'est-à-dire la Grande Tour, est la seule restée debout de l'antique enceinte augustéenne. Elle se dresse sur le plus haut point de la ville, le Mont Cavalier. Elle domine toute la plaine et attire vers elle les voies de communication.A l'origine, c'est une tour ovale en pierre sèche semblable à celle de l'oppidum voisin de Nages d'une hauteur maximale de 18 m, déjà intégrée dans un rempart.A la fois édifice de prestige et élément stratégique, la Tour Magne marquait la présence du sanctuaire et protégeait l'oppidum. En doublant sa hauteur et en l'intégrant dans l'enceinte, Auguste marque le nouveau pouvoir de la colonie de Nîmes sur la "Cité" (au sens de territoire) des Volques.Quand la ville abandonne les hauteurs, la Tour Magne continue cependant à jouer un rôle militaire. Elle est utilisée pour la défense contre les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

jeudi 12 avril 2007

Topaze

Je ne vous ai pas parlé d'un élément important de la famille, il s'agit de Topaze, notre chatte qui m'en voudrait de ne pas vous avoir dit combien elle est belle et gentille; tous les visiteurs vous diront qu'il est indipensable de lui faire des compliments, pour être agréé dans la maison

Vous pourrez en juger par la photo ci jointe.

samedi 24 mars 2007

Au cinéma dernièrement


j' ai vu deux films ( pas très récents, mais enfin!...), vous les avez certainement vus aussi; il s'agit de " la Môme" et de "Molière".
Le premier prenant, mais assez pessimiste; pour nous qui avons suivi -d'assez loin, mais enfin- la vie de cette chanteuse, il apparait qu'elle n'a pas toujours été aussi malheureuse qu'on le montre dans ce film, et qu'elle a eu une vie souvent plus positive, surtout en amour, que ce qui est proposé; ce qui ne retire rien à la valeur du film.
Pour Molière, très adroit, très bien fait et riche de citations très bienvenues, et qui nous renvoit à nos classes de collège et de lycée. Un très bon moment à passer....
Les commentaires des cinéphiles seront appréciés.